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Collision de Millas : reconstitution sur les lieux de l’accident.

Les "constatations matérielles" vont "plutôt dans le sens d’une barrière fermée" a indiqué le procureur de la République.

Les "constatations matérielles" vont "plutôt dans le sens d’une barrière fermée" mais la "cause exacte" de la collision mortelle de Millas (Pyrénées-Orientales) n’est pas encore "déterminée", a indiqué mardi le procureur de Marseille Xavier Tarabeux.

La conductrice du bus en garde à vue

Le magistrat a aussi fait état de "traces" au "bas du bus" à hauteur "pratiquement de la barrière" qui doivent encore être analysées. "Il faut bien évidemment qu’on analyse si ces traces proviennent de la barrière, si on relève des éléments qui permettent de le démontrer étant observé là aussi qu’il sera sans doute difficile d’en tirer des conclusions" car "on peut imaginer bien sûr que la barrière est en elle même très dégradée avec la violence du choc", selon lui.

Ces "traces figurent en dessous du phare sur l’avant droit de ce bus", a-t-il précisé. "Nous avons constaté cela, pour autant nous n’avons pas pu entendre la conductrice sur ce point pour savoir si c’est des traces qui procèdent à un autre accrochage ou autre", a-t-il poursuivi.

1h30 de reconstitution

La reconstitution a débuté vers 10H00 et s’est achevée vers 11H30. Une réunion d’information, fermée à la presse, faisant le point sur les investigations en cours et le déroulement de l’enquête" sera organisée mardi à 15H00 au TGI de Perpignan par le procureur de Marseille. Elle sera suivie d’un point de presse du procureur à 16H30 au centre d’art contemporain Walter Benjamin à Perpignan.

Le passage à niveau se situe à une dizaine de mètres d’un virage à 45 degrés. Selon le procureur de Marseille, Xavier Tarabeux, en charge des investigations, la vitesse du TER était de 75 km/h sur un tronçon où la vitesse maximale autorisée était de 100 km/h. "La configuration des lieux exclut une vitesse excessive du (car) scolaire", avait-il précisé vendredi soir. L’examen des disques enregistreurs a montré qu’il circulait à 12 km/h. l’enquête se poursuit pour déterminer la position des barrières du passage à niveau, élément crucial pour établir les responsabilités, mais les témoignages divergent.

Certains indiquent que "la barrière était fermée et d’autres qu’elle était ouverte", avait expliqué le procureur de Marseille. La conductrice du car a assuré que les barrières étaient "levées" lors de sa traversée des voies à Millas. En revanche, le conducteur du train affirme que ces barrières étaient fermées. La SNCF a affirmé de son côté que le passage à niveau n°25 "fonctionnait normalement" au moment de l’accident.

Il s’agit d’un des accidents les plus meurtriers impliquant un transport d’enfants depuis 1982.

Ce jeudi, les familles des victimes seront confrontées à l’épreuve des funérailles qui se tiendront à 9h30 à la salle polyvalente de Saint-Féliu. Une chapelle ardente y est installée dès ce mercredi pour permettre aux habitants de se recueillir devant les cercueils.


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