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État français et État espagnol : NON A LA CRIMINALISATION DU MOUVEMENT SOCIAL !

Perpignan, le samedi 23 septembre 2017.

Les puissants, les gouvernements, les patrons ont toujours utilisé l’arme de la répression contre ceux et celles qui résistent, contestent l’ordre établi.
Contre l’injustice d’un système qui n’offre que la misère à ceux et celles d’en bas, un système qui détruit à petit feu la planète, il est pourtant légitime de se révolter.
Militer, s’organiser syndicalement, être solidaires est notre réponse face à l’arrogance du capitalisme. Une réponse, hélas, que nous payons, bien souvent, au prix cher.
En France, c’est l’instauration de l’État d’urgence qui est actuellement un État d’urgence permanent et institutionnalisé. Dans ce climat, on ne compte plus les abus : violences policières (Laurent Théron, syndicaliste de SUD Santé a perdu son oeil du fait d’une grenade assourdissante le 15 septembre 2016 à Paris, le jeune Théo a été victime d’un viol, en février, lors de son interpellation), condamnations à des peines de prison et amendes de syndicalistes (les 8 de Goodyear d’Amiens), d’autres sont assigné-e-s à résidence pour les empêcher de participer à des manifestations, rassemblements interdits, sans parler des poursuites judiciaires à l’encontre des militant-e-s du mouvement social (1800 procédures sont en cours). C’est dans ce climat encore que se sont inscrites, dans différentes villes, les Marches du 19 mars pour la Justice et la Dignité.
Dans l’État espagnol, la Loi Mordaza entend faire taire l’action militante. Des syndicalistes et militant-e-s purgent des peines de prison très lourdes (mineurs des Asturies du syndicat combatif CSI, le jeune antifasciste Alfon condamné à 4 ans de prison ferme en 2015). Les prisonnier-e-s d’Euskadi sont volontairement éloigné-e-s dans des Centrales, très loin de leurs familles. Une réalité qui a amené, en janvier 2017, pas moins de 80 000 personnes à défiler dans les rues de Bilbao.
Ces faits, pris parmi d’autres, car la liste serait très longue, ne nous font pas renoncer pour autant. Car pour nous militer et lutter, c’est vivre. Nous l’avons encore démontré au printemps dernier en France avec le mouvement contre la Loi travail ou encore dans l’État espagnol avec les Marches de la Dignité, fin février 2017.
C’est pour signifier notre refus de la résignation et notre volonté à poursuivre notre combat, que nous manifesterons le samedi 23 septembre 2017, à Perpignan.
Une manifestation qui auront un caractère internationaliste, puisqu’elles réuniront syndicalistes et militant-e-s du mouvement social par-delà des frontières imposées par les États français et espagnols ; un pas de plus dans la construction d’un réseau syndical international de solidarité et de luttes, respectant nos différences mais indispensable pour nos combats communs.

Un coup contre l’un-e d’entre nous est un coup contre nous tous et toutes !

Solidarité internationale !

MANIFESTATION TRANSFRONTALIERE PERPIGNAN SAMEDI 23 SEPTEMBRE 2017


Documents à télécharger

  Affiche "Manifestation Transfrontalière".   Appel "Manifestation Transfrontalière".
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