Après le suicide d’Edouard, délégué et militant SUD-Rail à Paris Saint Lazare, harcelé par la direction, après le suicide dans la même semaine de Frédéric, délégué CGT menacé lui aussi de sanction à Mulhouse, c’est au tour de Nathalie Pradelle de faire les frais de la répression antisyndicale à la SNCF. Cette femme de 44 ans, cheminote, cadre, horairiste, secrétaire du CHSCT, déléguée du personnel et militante SUD-Rail vient d’être suspendue et la direction lui a notifié son intention de la radier des cadres, en clair, de la licencier ! La direction de la DCS a d’abord tenté de la déplacer sans son accord, puis de la placardiser en lui enlevant toutes ses missions d’adjointe encadrante.
L’explosion des restructurations, comme l’Equipement Agent Seul, les établissements services spécialisés par activité, les filialisations, les équipes composites à l’équipement, la sous-traitance privée, les « petits collectifs », la fermeture d’ateliers au Matériel, la diminution drastique des effectifs provoquent des réactions de cheminots de plus en plus nombreuses qui vont du mécontentement individuel à la multiplication des actions de mobilisation comme en ce début de semaine chez les agents circulation du Bourget. Les gains de productivité qui ont atteint 653 millions d’euros en 2015, sont estimés à plus de 35 % par agent en moins de dix ans et ne sont pas suffisants selon la direction de la SCNF.
La direction de l’entreprise ne supporte pas qu’une femme, cadre, puisse en même temps faire son travail et défendre les intérêts des salariés. A travers son cas, c’est l’ensemble des cheminots que la direction veut faire taire et mettre au pas.
Toutes les organisations syndicales de la DCS soutiennent Nathalie Pradelle dans son combat.
En s’attaquant aux délégués les plus combatifs, la direction veut imposer la résignation à l’ensemble des cheminots. Le management par la terreur vise à imposer le silence dans les rangs pour accentuer toujours plus la pression sur les cheminots.
Le recours aux mesures disciplinaires les plus fortes devient monnaie courante : ainsi, la direction a tenté de déplacer Nathalie Pradelle puis de la placardiser. Mais les interventions successives de ses collègues et de deux inspecteurs du travail ont mis un frein aux intentions antidémocratiques de la direction. Alors la direction de la DCS l’accuse aujourd’hui d’avoir « été trouvée devant le poste de travail de sa chef, la souris à la main » ! Et pour ça, elle l’a suspendue et la menace de radiation des cadres, en clair de licenciement !
Comité de Soutien sur Facebook : fb.me/Prad.nat
Rassemblement le 30 mars à 8H au 174 Avenue de France à côté de la bibliothèque François Mitterrand, proche du métro Quai de la Gare ou BFM, pour apporter votre soutien à Nathalie Pradelle, le jour de son entretien avec la direction.
On compte sur votre présence et votre soutien !