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UNE ASSEMBLÉE EN MARCHE… ARRIÈRE

Le Lien n°66


Eh bien voilà, c’est fait. Après avoir élu (plutôt forcés et contraints) leur maître,
les Français, enfin du moins une grande minorité d’entre eux, ont choisi les valets
qui vont donner blanc-seing au Président pour présider, c’est-à-dire appliquer sa politique ultra-libérale.

Car, malgré un flou savamment entretenu depuis des mois sur le contenu
exact de son programme, l’essentiel est limpide : tout pour les entreprises, et
donc les riches, et de moins en moins pour les autres, c’est-à-dire la majorité
de la population. Salariés et retraités vont donc souffrir.

Certains pensaient élire le Messie, c’est un succédané de Messier qui va appliquer les vieilles recettes libérales, dont on sait depuis 30 ans qu’elles ne marchent pas… Enfin, plus précisément, qu’elles ne profitent qu’aux plus aisés, aux nantis.

Pour preuve, le patron du Medef est aux anges, et une partie non négligeable des
deux anciens partis politique laminés par ces élections (l’un vraiment de droite, l’autre faussement de gauche) se déclarent prêts à soutenir ce gouvernement
dans ses basses oeuvres.

Avec une représentation nationale qui n’a rien de populaire, c’est une marche forcée vers le passé digne du 19è siècle qui se prépare.

C’est donc à un véritable coup d’état social que nous assistons, bernés et bluffés par un système électoral à bout de souffle, qui depuis trop longtemps utilise sciemment un épouvantail d’extrême-droite (par ailleurs provisoirement lui aussi affaibli, et c’est
tant mieux) pour manipuler le peuple.

Avec 57 % d’abstention, sans compter les 2 millions de bulletins blancs et nuls, ces élections législatives auront été une véritable mascarade, envoyant à l ‘Assemblée une armée de godillots fantomatiques et pour certains incompétents, qui ne représentent réellement au mieux que le quart des votants !

C’est bien le retour déguisé d’une forme de suffrage censitaire, avec de plus en plus de députés issus des classes supérieures de la société, et qui la dirigent à leur guise.
Elire un banquier à la tête de l’Etat, puis une armada de consultants en finance ou d’entrepreneurs comme députés, c’est mortel pour les derniers acquis sociaux des travailleurs et des pensionnés.

L’augmentation de la CSG est inscrite dans le marbre, et sans débats gênants.
Ceux qui ont aimé le fameux 49-3 adoreront les ordonnances, même si la pilule est amère !

Le code du travail n’a qu’à bien se tenir ! Quant aux ministres, les récentes démissions plus ou moins forcées de quatre d’entre eux, rattrapés par les classiques
« affaires » prouvent bien que le personnel politique restera en majorité véreux comme un fruit blet.

Dans un tel contexte, nous ne pourrons donc compter que sur nos propres forces pour tenter de nous opposer à la destruction du tissu social qui se prépare.

Espérons que les quelques députés proches du peuple et des idéaux sociaux fassent entendre leurs voix pour soutenir nos futures luttes.

Faisons par notre présence dans la rue mentir l’adage cynique mais ô combien
vrai de Paul Valery, qui disait : la politique c’est l’art d’empêcher les gens de se
mêler de ce qui les regarde.

Prenons nos affaires en main !


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